L'opposante rwandaise Ingabire, jugée en appel, présente sa défense
KIGALI, Rwanda - L'opposante rwandaise Victoire Ingabire, condamnée en première instance à huit ans de prison pour "conspiration contre les autorités" et négation du génocide a présenté mercredi sa défense devant la Cour suprême qui la juge en appel, réclamant un réexamen des preuves."Beaucoup de preuves contradictoires entre elles ont été présentées devant le tribunal (de première instance) par le Parquet. Nous avons demandé au tribunal d'examiner ces preuves d'un oeil critique, mais ils ont ignoré cette demande", a expliqué Mme Ingabire aux magistrats de la Cour suprême."Je prie cette Cour d'analyser de façon critique les preuves et de les écarter", a-t-elle ajouté.Ses deux avocats, britannique et rwandais, étaient présents mercredi à l'audience mais ne se sont pas exprimés. La défense devait poursuivre la présentation de ses arguments jeudi.Mercredi, le Parquet avait requis 25 ans de prison, demandant à la Cour suprême, outre les condamnations prononcées en première instance, de déclarer Mme Ingabire coupable de plusieurs chefs pour lesquels elle avait été acquitté, notamment "propagation de l'idéologie de génocide" et "mise en place d'un groupe armé".Le Parquet avait réclamé la perpétuité en première instance en octobre, mais le procureur a expliqué mercredi requérir une peine plus clémente en raison de l'entrée en vigueur d'un nouveau Code pénal prévoyant des peines plus légères pour les infractions concernées.La Fédération internationale des droits de l'Homme avait dénoncé des "irrégularités" lors du procès de première instance, qualifié "d'inique" par Amnesty international.Présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU), formation d'opposition non reconnue par Kigali, Victoire Ingabire, une Hutu, a été arrêtée et incarcérée en octobre 2010, peu après son retour au Rwanda en vue de se présenter à la présidentielle de cette année-là face au président sortant Paul Kagame.M. Kagame, chef du Front patriotique rwandais (FPR), l'ex-rébellion tutsie ayant mis fin au génocide de 1994 contre les Tutsi, avait alors été réélu avec 93% des voix.Mme Ingabire était aux Pays-Bas depuis peu lorsque le génocide a éclaté et s'y était alors installée. Le jour même de son retour dans son pays, l'opposante avait demandé que les auteurs de crimes commis contre les Hutu en 1994 soient également jugés.Kigali avait estimé que ces propos niaient la réalité du génocide qui a fait entre avril et juillet 1994, au moins 800.000 morts, selon l'ONU, essentiellement parmi les Tutsi.
"My father, General Yoweri Museveni, told me a few months ago that I must turn the UPDF into a 'killing machine.' That is what we are working on." https://www.therwandan.com/kigali-kisangani-muhoozis-bellicose-tweets-reignite-regional-tensions/ Kigali-Kisangani: Muhoozi's bellicose tweets reignite regional tensions March 23, 2025 General Muhoozi Kainerugaba, commander of the Uganda People's Defence Forces (UPDF) and son of President Yoweri Museveni, has once again shaken the regional diplomatic and military landscape with a series of controversial tweets. These posts, shared via his X account, come just after he completed an official visit to Kigali, where he was warmly received by the Chief of Staff of the Rwanda Defence Force, General Mubarakh Muganga, and personally thanked President Paul Kagame for his hospitality. In one of his most striking tweets, Muhoozi stated: "Within a week, either the M...
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