RDC : le MLC réclame un médiateur international pour piloter le dialogue national
Il a fait cette déclaration après que les délégués du MLC ont été reçus vendredi 8 février par le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), Evariste Boshab, dans le cadre des consultations en vue du dialogue national.
«Il est plus qu'urgent de désigner pour la RDC un médiateur international neutre qui va appeler toutes les composantes – majorité, avec à la tête le président Kabila, l'opposition politique, la société civile, pourquoi pas la diaspora – pour que, sous la conduite de la médiation internationale, et avec la garantie de la communauté internationale, le dialogue se fasse dans un cadre qui permet toute la sérénité nécessaire pour ce type de débat, qui, pour se dérouler de manière sereine, doit se passer en dehors de la RDC», a-t-il expliqué.
Jean-Lucien Busa cite notamment, comme exemple à suivre, le dialogue qui a eu lieu à Libreville, au Gabon, entre le pouvoir centrafricain et la coalition rebelle de la Seleka.
«Les Centrafricains ont résolu un problème aussi important que celui de rétablir la paix, mettre fin à la guerre et pouvoir se mettre sur l'orbite de la démocratie», a-t-il affirmé.
Régissant à la demande du MLC, un cadre de la Majorité présidentielle, Jean-Marie Labila, affirme qu'on ne peut pas denier au chef de l'Etat la qualité de convoquer ce dialogue.
Pour lui, le temps des conciliabules pour se partager le pouvoir à partir de l'étranger, comme ce fut le cas à Sun City, est révolu.
«Le président de la République, qui a pris l'initiative, parle de concertations nationales dans lesquelles il engage les forces vives. Nous ne parlons pas de dialogue, parce que ce thème prête à confusion. Il est possible qu'il y ait des glissements sémantiques dangereux qui sont l'habitude de la classe politique ».
Pour lui, ce que désire Lucien Busa quand il réclame qu'il y ait un médiateur international neutre, que cela se passe dans un autre pays… c'est du déjà entendu», a-t-il expliqué.
Jean-Marie Labila rappelle qu'au terme de l'article 69 de la Constitution, le président de la République a qualité «d'engager le peuple dans une initiative qu'il juge salutaire».
Pour lui, il n'est pas question de retomber dans une «crise de légitimité» brisée, selon lui, depuis longtemps.
Mais le MLC n'est pas le seul à contester la qualité d'organiser le dialogue national par la seule Majorité présidentielle.
Outre l'UDPS de l'opposant Etienne Tshisekedi qui a déjà dit clairement qu'il ne participera pas à un tel dialogue où le président sera juge et partie, le parti Orange, une formation politique de l'opposition a invité, mardi 12 février, le président de la République Joseph Kabila, à mettre en place un bureau chargé de préparer le dialogue national qu'il a prôné lors de son message de vœux à la nation.
Le président de ce parti, Fiyou Ndondoboni, estime que l'initiative des concertations avant le dialogue national qu'a prise le secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab, prouve « qu'on traite aves légèreté les affaires de l'Etat ».
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