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Thursday, 14 February 2013

RDC : le MLC réclame un médiateur international pour piloter le dialogue national


RDC : le MLC réclame un médiateur international pour piloter le dialogue national

     


Le Mouvement de libération du Congo (MLC) du sénateur Jean-Pierre Bemba, tout en étant d'accord avec la tenue d'un dialogue national en vue de passer au peigne fin les problèmes qui minent le pays, réclame que le dialogue politique prôné par le chef de l'Etat soit organisé autour d'un médiateur international neutre.


Jean-Lucien Busa, secrétaire national du MLC en charge des questions politiques a qualifié de «gesticulations politiques improductives» les consultations initiées par le parti présidentiel (PPRD) et la Majorité présidentielle (MP) pour préparer ce dialogue.

Il a fait cette déclaration après que les délégués du MLC ont été reçus vendredi 8 février par le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), Evariste Boshab, dans le cadre des consultations en vue du dialogue national.


Pour Jean-Lucien Busa, le chef de l'Etat et sa famille politique sont une partie du problème, et ne peuvent pas, par conséquent, être les «impulseurs» de ce dialogue.

 «Il est plus qu'urgent de désigner pour la RDC un médiateur international neutre qui va appeler toutes les composantes – majorité, avec à la tête le président Kabila, l'opposition politique, la société civile, pourquoi pas la diaspora – pour que, sous la conduite de la médiation internationale, et avec la garantie de la communauté internationale, le dialogue se fasse dans un cadre qui permet toute la sérénité nécessaire pour ce type de débat, qui, pour se dérouler de manière sereine, doit se passer en dehors de la RDC», a-t-il expliqué.

Jean-Lucien Busa cite notamment, comme exemple à suivre, le dialogue qui a eu lieu à Libreville, au Gabon, entre le pouvoir centrafricain et la coalition rebelle de la Seleka.

«Les Centrafricains ont résolu un problème aussi important que celui de rétablir la paix, mettre fin à la guerre et pouvoir se mettre sur l'orbite de la démocratie», a-t-il affirmé.

La MP estime que le président Joseph Kabila a la qualité requise pour organiser ce dialogue national.
«POUR LA MP, PAS DE SUN CITY BIS »

Régissant à la demande du MLC, un cadre de la Majorité présidentielle, Jean-Marie Labila, affirme qu'on ne peut pas denier au chef de l'Etat la qualité de convoquer ce dialogue.

Pour lui, le temps des conciliabules pour se partager le pouvoir à partir de l'étranger, comme ce fut le cas à Sun City, est révolu.

 «Le président de la République, qui a pris l'initiative, parle de concertations nationales dans lesquelles il engage les forces vives. Nous ne parlons pas de dialogue, parce que ce thème prête à confusion. Il est possible qu'il y ait des glissements sémantiques dangereux qui sont l'habitude de la classe politique ».

Pour lui, ce que désire Lucien Busa quand il réclame qu'il y ait un médiateur international neutre, que cela se passe dans un autre pays… c'est du déjà entendu», a-t-il expliqué.

Jean-Marie Labila rappelle qu'au terme de l'article 69 de la Constitution, le président de la République a qualité «d'engager le peuple dans une initiative qu'il juge salutaire».

Pour lui, il n'est pas question de retomber dans une «crise de légitimité» brisée, selon lui, depuis longtemps.

Mais le MLC n'est pas le seul à contester la qualité d'organiser le dialogue national par la seule Majorité présidentielle.

Outre l'UDPS de l'opposant Etienne Tshisekedi qui a déjà dit clairement qu'il ne participera pas à un tel dialogue où le président sera juge et partie, le parti Orange, une formation politique de l'opposition a invité, mardi 12 février, le président de la République Joseph Kabila, à mettre en place un bureau chargé de préparer le dialogue national qu'il a prôné lors de son message de vœux à la nation.

Le président de ce parti, Fiyou Ndondoboni, estime que l'initiative des concertations avant le dialogue national qu'a prise le secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab, prouve  « qu'on traite aves légèreté les affaires de l'Etat ».

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-“The root cause of the Rwandan tragedy of 1994 is the long and past historical ethnic dominance of one minority ethnic group to the other majority ethnic group. Ignoring this reality is giving a black cheque for the Rwandan people’s future and deepening resentment, hostility and hatred between the two groups.”

-« Ce dont j’ai le plus peur, c’est des gens qui croient que, du jour au lendemain, on peut prendre une société, lui tordre le cou et en faire une autre ».

-“The hate of men will pass, and dictators die, and the power they took from the people will return to the people. And so long as men die, liberty will never perish.”

-“I have loved justice and hated iniquity: therefore I die in exile.

-“The price good men pay for indifference to public affairs is to be ruled by evil men.”

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